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Journaux et lignes
ouvertes Voici des exemples de lettres que l'on peut adresser aux médias locaux,
régionaux ou nationaux. Bien sûr, on a
plus de chance que le journal local la publie mais on ne sait jamais. On peut les adapter, les modifier ou s'en
inspirer. Lettres ouvertes Exemple 1 En 2004, le
gouvernement Charest a mis en place une mesure fiscale qui est passée
totalement inaperçue. Pourtant, depuis, cette mesure injuste contribue à
l’appauvrissement d’un grand nombre de victimes d’accidents et de maladies du
travail. Par cette mesure
appelée « mesure de redressement d’impôt », le gouvernement fait
payer un impôt spécial aux victimes de lésions professionnelles qui ont
pourtant reçu des indemnités non imposables.
En plus, ces indemnités sont déjà amputées car elles correspondent à
90% du salaire net des victimes : la CSST retranche de son calcul ce que
les travailleurs et les travailleuses paieraient normalement en impôt et en
cotisations à la régie des rentes, au régime d'assurance-chômage et au régime
d'assurance parentale. Avec cet impôt
spécial, le gouvernement appauvrit encore davantage les accidentés du
travail. En 2004, le
gouvernement estimait que la mesure allait lui rapporter 65 millions $ par
année. C’est là son véritable objectif : réaliser des gains au détriment
des victimes d’accidents et de maladies du travail. Je pense qu'il faut
exiger l’abolition de cette mesure injuste. J'espère que le ministre des
Finances entendra raison et l’abolira. Exemple 2 Je suis un accidenté
du travail et je veux dénoncer la « mesure de redressement
d’impôt » adoptée par le gouvernement Charest en 2004. À cause de cette
mesure, je dois payer un impôt spécial parce que je reçois des indemnités de
la CSST, indemnités qui sont pourtant calculées à partir de mon salaire net,
donc après impôt. Je voudrais que le
ministre des Finances comprenne que les indemnités versées par la CSST ne
sont pas imposables, comme toute indemnité qui vise à réparer les
conséquences de l'incapacité physique d’une personne. Suite à mon accident,
je me suis déjà appauvri. La mesure de redressement d’impôt en rajoute. Elle
doit être abolie au plus tôt.
Exemple 3 En 2004, le
gouvernement libéral adoptait une « mesure de redressement
d’impôt » visant les personnes qui reçoivent une indemnité de remplacement
du revenu de la SAAQ, de la CSST ou de l’IVAC. Dans la tourmente de la
réingénierie de l’État et des attaques aux droits des travailleurs et des
travailleuses, cette mesure est passée totalement inaperçue. Pourtant, les accidentés
du travail et de la route et les victimes d’actes criminels en subissent
encore aujourd'hui les effets. À chaque année ces personnes découvrent, en
faisant leur rapport d’impôt, qu’elles doivent payer un impôt supplémentaire
parce qu'elles ont reçu ces indemnités. Au Québec, toute
indemnité qui vise à réparer les conséquences d'une incapacité physique est
non imposable. Notons aussi que les indemnités versées par la CSST, la SAAQ
et l’IVAC sont calculées sur la base du salaire net des victimes (donc, après
impôt). Plusieurs
organisations ouvrières ont interpellé le ministre des Finances à ce sujet,
mais rien n'y fait, il continue à appauvrir ces victimes et à engranger les
millions que génère cette ponction fiscale (l'évaluation des revenus générés
par cette mesure était de 65$ millions en 2004).
Souhaitons que le gouvernement entende enfin raison et
corrige cette injustice en abolissant cette mesure de « redressement
d’impôt ».
Lignes ouvertes Intervenir
dans une ligne ouverte n'est pas facile, on a très peu de temps pour passer
le message, on peut être interrompu et questionné par l’animateur. Bref, on
doit penser vite. Il faut donc bien se
préparer et relire nos documents à l'avance. Exemple d'intervention Je suis un accidenté du travail et je téléphone pour dénoncer une
mesure fiscale que le gouvernement a adopté en 2004. Cette mesure fait en sorte que je devrai payer un impôt spécial parce
que j'ai reçu des indemnités de la CSST qui sont non imposables. J'ai eu un accident du travail et j’ai été payé par la CSST. Ce que la CSST verse est déjà moins que mon
salaire net, je vois la différence à toutes les deux semaines quand je reçois
mon chèque. Je ne vois pas pourquoi je
devrais payer une pénalité en plus. Il faut que le gouvernement retire cette mesure injuste. |